mercredi 25 février 2015

L'île Barbe sur la Saône

Je poursuis mon chemin le long de la Saône car le soleil s'impose aujourd'hui. Je décide de continuer plus au nord, jusqu'à l'île Barbe sur la commune de St-Rambert pour découvrir ce site et le fameux pont qui y conduit! Et continuer ainsi la série des ponts car après le pont Schuman d'hier, et bien c'est celui de l'île Barbe qui vient 3 km en amont.
Le voici donc ce joli pont à voie unique avec sa pile au milieu, monument classé.




Depuis la passerelle de l'ancienne écluse, en aval


Sur cette passerelle imaginée par un artiste, de belles couleurs...



Et lorsque je pique-nique en contrebas du club d'aviron, une drôle de bête surgit alors...



Bon, allons voir à quoi ressemble cette petite île qui depuis le quai a un air de petit paradis...Vous pensez que l'on se trouve à 3 km de Lyon avec cette vue idyllique?



Voyons depuis l'intérieur cette fois, enfin, si on veut car beaucoup de parties sont privées et inaccessibles, des résidences de gens fortunés et chanceux..
Quelques petites ruelles, de très belles bâtisses, des traces de l'ancienne abbaye bénédictine et un restaurant gastronomique " L'Auberge de l'Ile"





L'après-midi se termine au salon de thé de la boulangerie Jocteur où tout fait envie, un délicieux endroit où je me pose pour continuer la lecture de mon bouquin derrière une baie vitrée où je me chauffe comme un chat...

Qu'est-ce qu'on vous sert ma p'tite dame?

mardi 24 février 2015

Lyon et les ponts sur la Saône


Ce matin, le soleil est bien timide sur Lyon mais je suis bien décidée à me balader sur les quais de Saône jusqu'au nouveau pont ouvert cet automne, le pont Robert Schuman. Me voici prête sur la Passerelle du Palais de justice à gambader jusqu'à ce fameux pont en immortalisant les autres ponts et passerelles qui le précèdent.

Prête pour les quais de Saône?

Le premier pont qui enjambe la Saône est le pont de la Feuillée et derrière les immeubles des pentes de la Croix-Rousse dévoilent au soleil leurs façades colorées.



Derrière arrive vite la jolie passerelle St-Vincent où je traverse pour rejoindre la rive gauche plus au soleil.
 


Passerelle St-Vincent
Les rives de Saône sont presque désertes, quelques joggeurs, quelques promeneurs, le petit vent du nord affleure sur la surface de l'eau, la proximité avec ce courant puissant qui court se jeter dans les bras du Rhône à Confluence me donne envie de m'arrêter et de bouquiner. 
Dans ma besace, j'ai "L'homme-frontière" du suisse Claude Marthaler qui raconte son épopée à vélo sur la route de l'ancien Rideau de Fer du Cap Nord à la Turquie. C'est très agréable de se poser ici surtout que le soleil impose quelques rayons pour mon plus grand plaisir.

Quai St-Vincent
Un pique-nique tire du sac à dos, le nez dans le bouquin et la Saône comme compagnie, ne serait-ce pas ça les vacances? Je continue la balade direction la passerelle de l'Homme de la Roche, tout près de l’École Nationale des Beaux-Arts et le lieu culturel Les Subsistances.



Le pont Koenig apparaît, pas de charme particulier mais c'est un axe important pour passer d'une rive à l'autre.


Puis voici le pont Clemenceau qui emmène le flot de voiture dans le tunnel sous la Croix-Rousse qui ressortiront sur les berges du Rhône au pont de Lattre de Tassigny.


Sur le quai Gillet je découvre un peu plus loin le Pont Mazaryk qui doit son nom au fondateur de la République Tchèque. Depuis novembre 2014 et l'ouverture du pont Schuman, ce pont est réservé aux vélos et aux piétons, très agréable sensation d'avoir ce pont à moi toute seule...







Et c'est depuis ce pont que la vue est la plus belle sur le dernier né des ponts sur la Saône, le pont Schuman qui a été inauguré en novembre 2014, une allure de grand oiseau aux ailes déployées. On a ajouté de chaque cote une piste cyclable et une piétonne, une belle largeur de voie bien sécurisée. C'est  donc ici que s'achève ma petite virée du mardi et qui m'a enchantée...bon je sais je m'emballe vite!


Ça vous a plu cette petite balade?

A bientôt pour d'autres aventures...



































dimanche 21 décembre 2014

Voeux...

2015 arrive en courant et je suis pressée  de voir les aventures que nous allons vivre ensemble ! Un nouveau voyage à vélo se profile dans mes rêves, alors oui j'ai hâte de la commencer cette nouvelle année! A tous, je la souhaite à la hauteur de vos rêves, et comme l'a dit Einstein "La vie c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre!" alors, à vous de jouer...

Les enfants Playmobil de Lons se joignent à moi pour vous envoyer nos vœux :

Cherchez Adam et Anoë...

Et une version adulte (mais pour tout public aussi!)

Cherchez les 2 Pères-Noël...

samedi 29 novembre 2014

Miribel-Jonage vu par un Vélo'V

Samedi 22 novembre, station Tonkin-Allende.

C'est sur le coup des 11h qu'une grande paire de cannes m'a enfourché et je ne m'attendais pas à une telle virée lorsque, la selle ajustée, nous avons pris la direction du parc.
Moi qui suis un habitué des mornes tours en long et en large dans le quartier de la Tête d'Or, j'ai cru au début que c'était reparti pour un énième épisode du lyonnais en manque de verdure ou du touriste croyant découvrir ici le coté romantique de la ville.
J'ai remarqué aussi que le n°4787 me suivait de très près et que c'est en binôme qu'on allait s'activer les pédales.
J'ai commencé à me réveiller lorsque l'on a quitté la Cité Internationale et que, plutôt que de prendre à gauche comme dans 95% des cas, les mains qui me guidaient me poussèrent vers la droite des berges du Rhône. La dernière fois que j'avais pris cette direction c'était exactement le 14 septembre 2011 alors c'est vous dire comment j'étais excité de cet impromptu dans mon emploi du temps.

La Cité Internationale

J'étais tout heureux de revoir le parc de la Feyssine, de remonter le Rhône devenu ici déjà plus sauvage..
Je commençais à me sentir fier d'être là car, à part le 4787 à mes cotés, aucun autre compère en vue, uniquement des VTT, VTC, des vélos au long cours, ceux que l'on sort pour un grand voyage.
A partir de là, j'ai compris que j'allais vivre le rêve de tous mes collègues lyonnais : aller jusqu'au lac de Miribel-Jonage -dit le Lac aux Eaux Bleues- et peut-être même en faire fièrement le tour.
Je connaissais déjà le lac par le récit qu'en avait fait le n°2702 qui s'était vanté de sa sortie pendant au moins un mois...



Les gambettes qui m'actionnaient ne semblaient pas vouloir quitter cet itinéraire de la Via Rhôna -c'est le nouveau nom que j'ai pu lire sur les pancartes- et après la traversée du canal sur un pont gigantesque, il a fallu encore ronger mon frein avant d'arriver à l'endroit rêvé, la plage des Eaux Bleues. Ici une pancarte indiquait Genève à 236 km et la mer à 362 km...



A la plage du Fontanil, les pédales se sont calmées un moment et j'ai pu enfin découvrir le Bora-Bora lyonnais, les eaux turquoises, les plages de sable fin, l'endroit idéal pour une pause bien méritée pour ma carrosserie bien bringuebalée  et pour les jambes qui m'avaient amené ici, jambes qui se sont dirigées vers une camionnette blanche et réclamer 2 sandwichs aux merguez et un paquet de chips.

La roue du 4787!

C'était agréable d'être libre et non pas attaché à la borne d'une station, sans antivol, sans trafic autour de nous, juste les effluves de merguez et l'air vivifiant du grand large!
Enivré par cette atmosphère, je me suis mis à rêver de Genève et de ces 236 km qui m'y auraient emmené... Mais je sais bien qu'avec mes 25 kg et mon forfait 24h, je ne suis pas de ceux qui partent pour la grande aventure du cyclotourisme, je suis un Vélo'V lyonnais, condamné à être fixé dès ce soir à une nouvelle borne.

Plage du Fontanil

Pendant cette pause j'ai pu associer un visage aux longues jambes qui m'activent, ce sont 2 demoiselles, des copines sans doute, et elles appuient à nouveau sur les pédales, prêtes visiblement pour faire les 10 km autour du lac. Plus j'avance, plus je me sens transporté dans les pays nordiques, plein de petits îlots sur ce grand lac (île des Castors, île des Peupliers, île des aigrettes...), un vent frais, une belle lumière bleue, des oiseaux en pagaille cachés dans les grands joncs.

Espace Nature des Grandes Vernes

Le soleil tape et crée un miroir sur l'eau sculptée par le vent du Sud. J'ai quitté Lyon depuis un moment, ici je découvre mon Eldorado, je voudrais que les pédales s'arrêtent et qu'on me laisse là pour des jours entiers, j'ai besoin de vacances, j'en ai ras le guidon des virées dans les rues encombrées du Grand Lyon. J'ai beau rêver à haute-voix, les demoiselles vont bon train comme si elles étaient pressées de me rendre à la station la plus proche! 

C'est moi!!








 Les 2 demoiselles en question


Alors je salue le lac une dernière fois tout près de la plage de la Baraka, nous passons le Gué. Le rythme du retour est plus lent, le vent semble freiner notre course, on fera même une pause près d'une écluse car mon collègue 4787 est au point mort! 
Encore 2 km avant le Parc, je lis sur une pancarte, à moins que la balade se poursuivre sur les quais plus au Sud.
La Cité Internationale est en vue, on bifurque sur la gauche et quittons les quais définitivement et je comprends vite en voyant la station 6035 que la course est finie et que c'est là que je vais reprendre ma morne vie de Vélo'V...
Le grande me raccroche d'un clic bien sonore, me tapote la selle d'un geste amical et s’éloigne. Le 4787 subit le même sort. Il est 15h.

J'ai 30 km de souvenirs fabuleux dans les rayons, je m'assoupis pour poursuivre le voyage, je ne sais pas encore si je veux le garder pour moi ou si je veux étaler l’événement, je verrai ce soir lorsque tout le monde sera rentré au bercail. 
Merci aux filles pour le merveilleux voyage, nous ont-elles déjà oubliés ou continuent-elles de rêver avec nous?
Je rêve depuis au moins 10 min lorsque je me sens tiré en arrière de façon énergique, c'est reparti...

Vélo'v n°9712, station Cité Internationale- Palais des Congrès

D'où je vous écris cette bafouille...

mercredi 17 septembre 2014

Lacs du Jura

Puisque le mois de septembre a décidé de nous offrir du répit avant la froidure, je me régale de merveilleuses balades à pied ou à vélo dans notre beau Jura et particulièrement autour des lacs qui m'inspirent et me relaxent...

Commençons par aujourd'hui où depuis St Maurice-Crillat, je gagne par les alpages puis les bois le belvédère au-dessus de Bonlieu.


 Un petit frère apparaît, que je ne connaissais pas, le lac du Lautrey ci-dessous.



Le lac n'a pas encore revêtu sa parure d'automne mais le cadre est toujours aussi idyllique...


Dimanche après-midi, c'est dans le sud du Jura que nous galopions pour découvrir depuis le pic d'Oliferne, le lac du Coiselet. Plus bas que le barrage de Vouglans, lorsque la Bienne rejoint l'Ain.


Vendredi après-midi, je décidais d'enfin rencontrer le Petit Lac de Clairvaux que je ne connaissais que depuis le belvédère de la Scie. Je l'ai trouvé, bien caché, comme un petit bijou...



J'ai continué la balade jusqu'au Grand Lac, plus connu et abandonné par les touristes hollandais et allemands, ici le camping est vide, un peu de repos pour cet endroit...


Jeudi soir, c'est avec mon vélo que je dévale les routes depuis Bissia jusqu'à Barésia pour rejoindre le bord du lac -non sans quelques difficultés sur un sentier boueux à souhait- en-dessous de Piételle. Le coin est paumé, personne à l'horizon, juste une belle petite crique et un bord de lac accessible car le niveau est plus bas que d'habitude... J'adore ce petit paradis!




Samedi 6 septembre, le lac de Chalain nous accueille pour un pique-nique en famille, une petite baignade et même un tour en pédalo pour ma grand-mère de 88 ans...Un exploit!



Et pour finir en beauté, le meilleur pour la fin, quelques photos prises par Rainer lors de son tour en ULM avec J.F Putod au-dessus des 4 lacs, Chalain, Lac du Val et de Chambly.

Ilay et Grand Maclu


Narlay
Chalain

Il a l'air content!

 Si c'est pas de la pub pour le Jura ça,  alors je sais plus quoi faire...